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S'unir au Christ pendant la Semaine sainte

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Bien vivre la Semaine sainte, c’est s’unir de tout son cœur et de tout son être à Jésus qui souffre sa passion et meurt sur la croix pour moi, pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle. Comment ne pas mieux t’aimer et te servir, Seigneur Jésus, toi qui m’as tant aimé ?

L’apôtre Paul invite les chrétiens de Philippe à se conformer au Christ Jésus, qui s’est dépouillé de sa condition de Dieu pour se faire homme et mourir sur une croix. C’est un texte clé de la Semaine sainte, lu le dimanche des Rameaux juste avant le récit de la Passion :

« Remplissez-moi de joie par l’accord de vos sentiments. Ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment. N’accordez rien à l’esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l’humilité estime les autres supérieurs à soi ; ne cherchez pas vos intérêts, mais que chacun pense à ceux des autres.
Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus :
Lui qui est de condition divine n’a pas revendiqué son droit d’être traité à l’égal de Dieu.
Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur,
Devenant semblable aux hommes, et par son aspect, il était reconnu comme un homme.
Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix.
C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout, il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, Afin qu’au nom de Jésus, aux cieux, sur terre et sous la terre,
Toute langue proclame que Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. »
(Philippiens 2,2-11)
 
Il s’agit de laisser entrer en nous les sentiments de Jésus Christ et, comme le dit une ancienne oraison du pape Gélase, de « reproduire dans la sainteté de notre vie les dispositions de son âme ». Depuis vingt siècles, c’est le cœur de notre foi que nous célébrons avec les nouveaux baptisés.

Chaque jour, articuler ma prière avec la liturgie de l’Église
 
– Au lever, dès le réveil, orienter mon cœur vers le Christ, en demandant une grâce propre à la journée, selon l’avancée du Christ, que j’essaie de suivre, vers sa Passion.
 – Prier pendant une demi-heure l’un des textes liturgiques proposés ci-dessous, pendant ou avant l’office.
 – Participer aux offices, si possible aussi aux messes du lundi saint au mercredi saint, en y étant présent cinq à dix minutes avant, afin de s’y préparer tranquillement.
 – Au coucher, pratiquer la relecture habituelle de la journée à la lumière de la grâce demandée le matin. Prévoir l’étape du lendemain.
 
Ainsi par exemple :
Dimanche des Rameaux et de la Passion
 
Le dimanche qui ouvre la Semaine sainte joint l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem à sa Passion et à sa mort : avec nos rameaux, nous acclamons celui qui donne sa vie pour nous par amour.
– La veille au soir, je lis cette entrée triomphale de Jésus (Matthieu 21,1-11), et je contemple ce roi d’humilité, monté sur une ânesse…
 – Au lever, je me tourne vers le Christ allant à sa Passion, en demandant la grâce qu’il me mette avec lui.
 – Avant la messe, je prends une demi-heure pour lire lentement la Passion de Jésus Christ selon saint Matthieu (Matthieu 26,14-66).
– À la messe, arrivé(e) avec un petit temps d’avance, rameaux en main, je me prépare à acclamer le Christ, vainqueur du mal par l’amour.
 – Le soir, avant de dormir, je relis cette journée du Christ, et ma journée à moi ; j’implore encore la grâce d’être « mis » avec lui.
 
Vivre les jours suivants selon ce même déroulement et ces quelques indications :
Lundi saint : À Béthanie, un lieu où Jésus peut souffler chez des amis, il reçoit sur les pieds l’offrande d’un parfum qui annonce celui de sa sépulture… (Jean 12,1-11). Demander la grâce de cet amour fou pour le Christ. Prier cette scène dans la journée, y revenir le soir.

Mardi saint : Jésus annonce la trahison de Judas et le reniement de Pierre (Jean 13,21-33,36-38). Demander la grâce de l’humilité du pécheur pardonné.

Mercredi saint : Préparatifs, du repas pascal, « C’est chez toi que je veux célébrer la Pâque » (Matthieu 26,14-25). Grâce demandée : « Oui, Seigneur Jésus, viens célébrer ta Pâque dans mon cœur et transforme-le ! »

Jeudi saint : Jésus donne sa vie avant qu’on la lui prenne, avec le geste eucharistique (son corps, son sang livrés à l’avance) et le geste du service (lavement des pieds, Jean 13,1-15). Dès le réveil, je demande la grâce de mieux réaliser combien il m’aime. Si je peux, je reste avec lui pour un moment d’adoration après l’office.

Vendredi saint : Le Christ va à sa mort en toute liberté (Jean 18,119,42), « Ma vie, personne ne la prend, c’est moi qui la donne » (Jean 10,18). Grâce demandée dès l’aube : « Mettre ma confiance dans le Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Galates 2,20). Essayer d’être présent au Christ souffrant toute la journée. Jeûne recommandé par l’Église : une privation faite par amour pour le Christ, concrétisée par une offrande aux démunis (paroisse ou association).

Samedi saint : Relecture paisible de la Passion, en union avec Marie, revivant en son cœur tout ce qui s’est passé, dans l’espérance.

Veillée pascale et dimanche de Pâques : « Demander la grâce d’éprouver de l’allégresse et de me réjouir intensément pour la gloire et la joie si grande du Christ notre Seigneur » (Exercices spirituels 221). Avec les nouveaux baptisés, renouveler l’engagement de mon baptême.

Jacques Fédry s.j. Centre spirituel Vouela, Brazzaville