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Ecole de prière - Revue N°42 - Juillet 2016

Prier la miséricorde avec l'Evangile de Luc

Après avoir parcouru dans la Revue N° 41 de mai, les différents aspects de la Miséricorde dans l’Évangile de Luc, Bernard Pommereuil propose de prendre le temps de s’arrêter sur quelques gestes ou paroles de Jésus, de le contempler et de le prier.
Suivez le parcours.


L’année sainte que nous traversons a gravé la miséricorde sur
nos chemins. Prenons le temps de parcourir l’Évangile de Luc pour y
retrouver la miséricorde en actes par le Seigneur. En quelques arrêts
sur image dans cet Évangile, ressourçons notre prière en contemplant
la miséricorde de Dieu.

 
La première pause nous amène à rencontrer le paralytique et ses
porteurs (Luc 5, 7-26). Déjà tout est dit dans la première parole de
Jésus « Tes péchés te sont pardonnés ». Cet homme qui représente
toutes nos paralysies, scléroses, entraves n’a rien demandé, n’a
rien avoué si ce n’est sa misère au point que ses compagnons ont
certainement eu un élan de compassion pour le conduire à Jésus.
Il est pardonné. « Eh bien, afin que vous sachiez que le Fils de
l’homme a sur terre autorité pour pardonner les péchés… (v. 24) »
 
Seigneur, guéris-moi de toutes mes paralysies physiques ou spirituelles !
(James Tissot, Brooklyn museum)
james tissot - résurrection du fils de la veuve de Naim
 
Allons maintenant à la rencontre de deux convois (Luc 7, 11-17),
l’un, joyeux, c’est Jésus et toute la foule qui l’accompagne, l’autre,
triste, c’est une veuve qui vient de perdre son fils et qui l’enterre.
Nous sommes à Naïn. Jésus la voit. Il est ému jusqu’aux entrailles.
Sa compassion est totale, il ne peut résister face au chagrin
de cette mère. Il guérit. Elle n’avait rien demandé.
 
Merci, Seigneur, pour ton regard qui sauve !


 
Poursuivons avec cette foule dense qui accueille Jésus (Luc
8, 10-56). Une fillette de 12 ans, une femme malade depuis
12 ans, en sont les principales actrices. L’une contraint Jésus à
lui donner sa force réparatrice, l’autre, c’est son père, un chef de
synagogue, un dignitaire juif qui vient implorer Jésus. La miséricorde
est au rendez-vous. Leur foi les a sauvées.
 
Merci, Seigneur, de nous mettre debout et de nous rendre notre dignité !

 
Dans la parabole, le Samaritain (Luc 10, 29-37) est ému aux entrailles, comme Jésus, en voyant
ce pauvre homme à moitié mort. Mais attention à ne pas juger rapidement
les premiers acteurs de cet épisode, car le prêtre et le lévite
ne sont pas critiqués par Jésus.
C’est l’attitude du Samaritain qui nous est présentée comme une
mise en acte de la compassion et de l’attention à l’autre, à celui
qui souffre. C’est aussi le chemin à suivre qui est indiqué au légiste
qui voulait savoir ce qu’il fallait faire pour recevoir en partage la
vie éternelle.
 
Donne-nous, Seigneur, l’attention et la compassion pour ceux qui souffrent !


 
Regardons maintenant cette brebis perdue dans la montagne ou
cette pièce de monnaie qui a disparu et encore ce jeune homme
épuisé qui retourne chez son père. Ce n’est pas pour rien qu’on
les nomme les paraboles de la miséricorde (Luc 15, 1-32). On est
obligé de s’y arrêter un moment car la miséricorde se dit de différentes
façons.
D’abord ces paraboles s’adressent à deux publics
aussi opposés que possible : les publicains et les pharisiens.
Comment chacun des groupes va-t-il recevoir les paroles de Jésus ?
La brebis perdue (Luc 15, 3-9) n’a rien de perdu. Elle s’aventure
pour découvrir le monde sans arrière-pensée. Elle peut
nous représenter sans aucune hésitation car l’important c’est
l’attitude du berger qui est mise en lumière. En quelque sorte,
c’est Dieu qui nous précède, c’est Lui qui part à notre recherche et
nous trouve si nous lui en donnons la possibilité. Alors, dans ce
cas, il y a de la réjouissance au sein du Royaume.
 
Pardon, Seigneur, de croire que je n’ai plus besoin de toi !

 
De même, pour la drachme perdue (Luc 15, 8-10). Cela ne se passe
pas à l’extérieur mais à l’intérieur de nos maisons comme pour nous
indiquer que la perte de Dieu peut se faire sans sortir de chez soi.
Quand elle est retrouvée, il y a aussi de la joie.
 
La plus célèbre, c’est la troisième : le fils retrouvé (Luc 15, 11-32).
C’est la totale miséricorde de Dieu qui nous est décrite en ce père
qui s’est abîmé les yeux à force de scruter l’horizon et qui a certainement
pleuré secrètement le départ de son fils. Il faut un
amour immense, une compassion sans limites pour accueillir son
enfant dans l’état où il est, après un itinéraire des plus indignes et
catastrophiques.
 
Merci, Seigneur, pour tes bras toujours ouverts !

 
C’est là tout le basculement de la conversion, incomprise du fils
aîné qui, pourtant, a, lui aussi, reçu sa part tout comme son
frère aventureux. Contemplons l’immensité indescriptible, tant
elle nous est inimaginable, de la tendresse, de la miséricorde et
de l’amour de Dieu pour tous les hommes. C’est Dieu qui part sans
fin à notre recherche par amour pour nous, en toute gratuité.
Dans cette aventure, nous découvrons l’ampleur de notre péché,
c’est-à-dire l’ampleur de notre séparation d’avec Dieu mais surtout
l’ampleur de la Miséricorde du Père pour que nous puissions
à nouveau nous retrouver en intimité avec Lui.
 
Seigneur, aide-moi à me convertir !

 
La dernière image est celle du Golgotha, le lieu du supplice,
mais aussi le moment de l’ultime pardon (Luc 23, 34) : « Père, pardonne-
leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».
L’ultime appel à la miséricorde du Père. Jésus-Christ, lui le Juste, mourant sur
la croix, pense à ses bourreaux et intercède pour eux auprès du Père.
 
Pardon, Seigneur, d’appartenir aussi au groupe des bourreaux !

 
Terminons notre parcours sur les trois croix du Golgotha et sur
les derniers instants de Jésus (Luc 23, 42) qui ouvre la voie du
Salut à un criminel qui, au sens humain du terme, ne le méritait
vraiment pas. N’oublions jamais avant de porter nos jugements
hasardeux et souvent inutiles que c’est lui, le premier qui est
entré dans la vie du Royaume.
 
C’est cela la Miséricorde et quelle Miséricorde !
 
Donne-moi, Seigneur, de découvrir l’immensité de ta tendresse, de ton amour, de ta miséricorde !
 
Bernard Pommereuil
CVX
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