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Question de communauté locale - Revue N°9 - Janvier 2011

Notre accompagnateur parle peu (2e partie)

Dans nos rencontre, l’accompagnateur est assez silencieux. S’il ne dit rien de sa propre vie pendant nos réunions, qu’a-t-il donc à nous dire ?
 
Comme le dit avec humour le « guide de l’accompagnateur[1] » : « l’accompagnateur parle peu, mais, si possible, à propos » ! Habitués à ce qu’il ne partage pas au cours de nos rencontres de communautés locales, sommes-nous suffisamment attentifs à ce qu’il nous dit ?

Une parole essentielle

Il n’intervient pas comme accompagnateur individuel de chaque membre mais comme accompagnateur d’une communauté. Il n’écoute pas uniquement le contenu de ce qui est partagé par chacun, mais comment la communauté le reçoit et ce que cela produit.
Nous devenons communauté progressivement par l’expérience du discernement spirituel personnel et l’attention au discernement des autres ; par l’envoi mutuel, le soutien dans la mission et son évaluation. L’accompagnateur met des mots sur ce que nous vivons ensemble, ce qui est en jeu,  et nous aide en suggérant des moyens concrets pour progresser.

Une parole relecture 

L’accompagnateur intervient surtout à deux moments privilégiés : la fin de l’évaluation, et lors de la préparation de la rencontre suivante. Il nous fait alors prendre conscience de ce que vit la communauté.
Il peut ainsi valoriser des étapes vécues ; par exemple, un progrès dans la confiance ou dans la disponibilité intérieure quand les membres partagent entre eux des points de discernement.
Il peut aider à tirer profit de l’expérience en soulignant une résonance avec la Parole de Dieu, en invitant à aller plus loin, en suggérant une attention particulière à vivre d’ici la réunion suivante…
Il peut souligner les enjeux sous-jacents de ce qui a été vécu. À travers notre manière d’utiliser tel ou tel moyen de la vie spirituelle, sous des aspects d’apparence mineure, se cachent parfois des résistances à laisser le Seigneur nous toucher, ou un désir profond qui invite à avancer plus au large. Par exemple le soin que nous prenons pour prier en début de rencontre : sans demande de grâce ? expédiée ? occupant la moitié de la rencontre ?...

Une parole pédagogue

En fin de rencontre, il se peut que l’accompagnateur soit comme nous : fatigué ! C’est d’autant plus important de l’écouter  à l’occasion des préparations de réunion.
Il peut nous suggérer un pas de plus pour avancer dans la disponibilité au Seigneur : un angle de relecture de nos vies sur  un point qui semble évité ou qui revient de manière sous-jacente, une formulation des questions pour aider chacun à entrer  vraiment dans la relecture, une suggestion pour renouveler nos manières de faire,…
Dans les débuts, l’accompagnateur peut apporter quelques points d’éclairage sur la Foi, l’expérience spirituelle ignacienne, le projet de vie de la Communauté de Vie Chrétienne … Il peut aussi être amené à rappeler les moyens de la vie communautaire : les différents temps de la rencontre, l’absence de conseils, l’écoute disponible au déplacement…
Puisqu’il est témoin de notre chemin, laissons Dieu prendre soin de nous à travers les mots de notre accompagnateur, et même, osons les lui demander !

Nadine CROIZIER
 

[1] Petite brochure élaborée par la CVX pour aider les accompagnateurs dans leur tâche.
 
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