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Expérience de Dieu - Revue N°20 - Novembre 2012

« Je parlerai à leur cœur », Voyage CVX en Terre Sainte


2012 est pour nous l’année de nos 10 ans de mariage (nous avons l’un et l’autre 33 ans). Pour fêter cela nous rêvions de Cuba, de l’Australie… Et puis un jour, surprise : un encart dans la revue Vie Chrétienne invitait à un pèlerinage en Terre Sainte. Nous avons tous deux perçu cette proposition comme un appel et aussitôt compris que nous avions trouvé notre voyage ! De plus, quelle joie d’emmener Dieu avec nous, de partir à trois pour célébrer l’anniversaire de ce sacrement que nous avons vécu avec Lui. Alors, un peu comme Ignace, nous avons laissé monter en nous ce grand désir de marcher sur la terre du Christ.


Nous voilà donc partis dans un groupe de 46 personnes de 12 à 81 ans accompagnés par les pères Moïse Mouton et Paul Legavre. Nous en avons déjà tous fait l’expérience : au départ, le groupe se cherche, s’observe et les échanges bien que fraternels sont un peu convenus.

 Moïse Mouton, bibliste et guide en Terre Sainte et Paul Legavre, jésuite.
 
« C’est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur. Là je lui rendrai ses vignobles » Osée 2


Notre voyage nous emmène d’abord dans le désert du Néguev. Nous vivons une première eucharistie magnifique dans une basilique à ciel ouvert au cœur de Shivta où les tous premiers chrétiens célébraient déjà. Le soleil, le vent, la simplicité éclatante de la coupe et du calice posés sur une colonne effondrée, la chaleur de la paix échangée nous marquent et commencent à transformer notre groupe en une communauté.

Pendant deux jours, nous cheminons au désert avec les figures d’Abraham, de Moïse, d’Elie... Nous apprenons à être attentifs à la « boussole de la Joie » au cœur de notre prière, à nos mouvements intérieurs. Un vent fou nous déstabilise mais nous invite à entrer en nous-mêmes, à nous couper des préoccupations de notre vie quotidienne et à laisser résonner des paroles comme « Lève-toi et mange, autrement le chemin sera trop long pour toi » 1 Rois, 19.

Nous remontons vers la Galilée en nous arrêtant dans des lieux comme Massada ou Qumran. Nous y percevons l’effervescence du monde juif au cours du premier siècle, effervescence à laquelle Jésus a grandement participé.
 

«  Je suis la servante du Seigneur » Luc 1

La Galilée est définitivement un endroit où il est possible de poser les yeux sur des paysages que Jésus a lui-même contemplés. Il y a une nouvelle proximité avec l’homme qu’il était et avec ses actions. A Nazareth, nous rencontrons Marie dans sa simplicité et son humanité. Nous sommes touchés par son grand amour et sa confiance en Dieu.

Autour du lac de Tibériade, tout est très concret. Il n’y a pas besoin d’imaginer, ou si peu. Jésus était là. Il voyait le lac tel qu’il est aujourd’hui (ou presque), les monts alentours. Il respirait les romarins et profitait de l’ombre fraîche des oliviers. Ici, nous nous sentons plus libre pour accueillir non pas le miracle décrit dans les écritures mais ce qu’il suscite en chacun de nous, sa portée profonde. Pour les textes qui s’offrent à nous, Moïse et Paul nous saisissent et nous aident à dépasser la lecture d’un simple récit merveilleux pour accéder à une lecture chrétienne chargée de symboles, mais combien plus nourrissante. Jésus qui marche sur les eaux commenté par Moïse au milieu du lac, croyez-nous ça décape !
 



« Ah ! Si en ce jour tu [Jérusalem] avais compris, toi aussi, le message de paix ! » Luc 19


Un soir de grand vent froid et devant une lumière de feu voici Jérusalem… ville trois fois sainte. Ville fascinante aux racines profondes. Ville où le Christ a parlé, a aimé, est mort et est ressuscité. Comment ne pas regarder ces vieilles pierres et s’attarder un peu sur les visages des habitants ? Comment ne pas avoir envie de courir dans ces ruelles vers un café typique et vers le Saint-Sépulcre en pleine nuit ?
Très sérieusement, nous visitons les incontournables endroits où l’on fait mémoire et comprenons rapidement que c’est bien le pèlerin qui fait le lieu et non l’inverse ! En contraste de cette avalanche de visites et d’apports culturels multiples, comme il est reposant de nous retrouver en petit groupe de partage avec nos compagnons ! Nous échangeons nos ressentis et nos avancées intérieures. Ces retrouvailles donnent tout au long du séjour une cohérence à ce que chacun vit et colorent les journées d’une douceur particulière.
Dans le car, au petit déjeuner, devant un houmous délicieux (c’est carême, vraiment ?) ou lors d’une marche, nous sommes heureux de faire partie de ce groupe où les générations échangent simplement et nous émerveillons encore de cette écoute bienveillante qui rend l’amitié possible et la joie certaine.
 

« Là où il passait il faisait le bien […] car Dieu était avec lui » Actes des apôtres 10



Notre séjour est ponctué par des moments de rencontre avec des personnes résidant et travaillant en Israël. Leurs témoignages nous ouvrent les yeux sur les réalités complexes du pays, les injustices, la difficile situation des chrétiens en Terre-Sainte et l’absolue nécessité de maintenir un dialogue avec les juifs et les musulmans.













Au pied du mur de séparation à Bethleem nous rencontrons notamment des sœurs Melkites qui, malgré la dureté de leur quotidien, nous donnent un formidable élan pour nous tourner vers les autres, œuvrer pour la paix en faisant « tomber les murs de nos cœurs et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence ».
 






« Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » Luc 22

Grâce au temps disponible pour être avec Dieu, mais surtout grâce à l’accompagnement de Moïse et de Paul, nous avons pu développer notre goût pour la prière et un nouveau regard sur les textes. Que Moïse et Paul soient ici chaleureusement remerciés pour ce bel apprentissage d’une nouvelle approche de la Parole, plus intérieure, moins superficielle.
 


Retour en France. Il nous importe de trouver notre Terre Sainte locale, un lieu où il fait bon ressentir la présence de Dieu. Il nous faut à présent continuer à bien savoir nager en nous laissant aimer par ce Dieu si patient. Dans notre quotidien prenons notre grabat et allons vers nos frères ! « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi » Jean 5.












Gaëtan et Véronique

 
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