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« Apprivoiser mon corps »


Que faire quand la douleur ne permet pas l’accueil et la disponibilité à soi et à l’autre ?

Jeune femme de 25 ans, je suis en conflit intérieur entre mon corps et mon esprit, que j’essaie pourtant d’harmoniser. J’ai toujours été sensible des intestins mais cela s’est aggravé suite à une salmonellose attrapée au Mali il y a trois ans. Suite à des examens médicaux, on m’a diagnostiqué « une colopathie fonctionnelle » ou « syndrome de l’intestin irritable ». Cette « maladie » très peu reconnue, touche pourtant 5% de la population et, personnellement, m’handicape réellement. Le gastroentérologue m’a dit « c’est une bonne nouvelle, ce n’est pas grave, juste fonctionnel, il faut apprendre à vivre avec ». Oui mais comment ? Telle est la véritable question.

Actuellement, cela fait 6 mois que je ne peux travailler, que je fais des crises de spasmes très douloureuses et très régulièrement, avec des crises de diarrhées ou de constipations, je suis totalement épuisée.

Ces douleurs symbolisent que mon ventre hurle quelque chose et m’amènent à stopper ma vie. Or, je suis une personne qui avait pleins d’envies, de rêves, de projets à réaliser. Je suis très curieuse, j’aime découvrir de nouveaux horizons mais là mon corps me crie « stop ». Même le plus petit projet (partir en week-end) je suis parfois obligée de l’annuler à cause de crises.

Je dois décrypter mon corps mais je n’y arrive pas. Ces douleurs physiques amènent une souffrance et une détresse psychique.

Mes proches se sentent impuissants mais le pire c’est que moi-même je me sens parfois impuissante envers mon corps. J’ai essayé beaucoup de choses pour aller mieux (régime alimentaire, traitement médicamenteux, médecines naturelles, travail thérapeutique…) et j’essaie vraiment d’apprivoiser ces douleurs, de les accueillir et d’être douce envers elles mais quand celles-ci sont insupportables c’est quasi-impossible.

J’essaie de privilégier ces moments où parfois je peux me sentir vivante sans souffrance comme quand je fais de la relaxation, méditation, quand je me promène dans la nature. Là mon esprit est avec mon corps mais cela ne dure pas longtemps car mon corps et mon esprit doivent être disponibles et non envahis par des douleurs ou d’autres choses alentours. Ces moments d’ « harmonisation » me sont donc actuellement essentiels lorsqu’ils sont possibles : c’est vivre l’instant présent, c’est surpasser ce corps souffrant quelques secondes, quelques minutes, c’est « exister » réellement.
 
Amélie
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